Quelques années plus tard, en 1886, Benz va breveter la première automobile : Il a pour ce faire installé sur un tricycle un moteur à explosion et une boite de vitesse. Ceci fut la première automobile produite et commercialisée en tant que telle. Aujourd’hui, force de fusions et acquisitions, l’entreprise existe toujours sous le nom de DaimlerChrysler.
Alors que l’automobile va se populariser progressivement, le premier salon automobile voit le jour à Paris au parc des tuileries en 1899. Quelques années plus tard, André Citroën va mettre en place la production de masse en France en produisant une centaine d’automobiles par jour.
La fameuse Ford modèle A a été la première voiture à pétrole en 1903. En 1906, apparue la populaire Ford T qui remporta un franc succès populaire pour l’époque. Notons que la même année, l’association de l’ingénieur Henry Royce et Charles Rolls donne naissance à la fameuse et très réputée Rolls Royce. En effet, affichant une automobile capable de parcourir 25 000 kilomètres sans une panne, l’automobile légendaire se fit une place dans le panthéon des voitures de luxe au même titre que Bugatti.
Le taylorisme a réellement représenté un tournant dans l’histoire de l’automobile. Introduisant le concept de chaine de travail, d’ouvriers spécialisés et de standardisation, Ford y vit tout de suite le moyen idéal pour lancer des grandes productions automobiles. Ralentie quelques peu par le crack de 29, l’industrie automobile continue malgré tout d’exister en proposant des modèles plus légers et plus économiques. Il faudra tout de même attendre les années 1945, après la seconde guerre mondiale, pour voir une explosion de la production d’automobile.
Favorisée par les trente glorieuses et l’introduction du travail en grande production, l’automobile a représenté pour beaucoup le symbole d’une société consumériste. En effet, durant cette période la production automobile fut multipliée par trois. Des noms bien connus se confirment ou font leur apparition sur le marché européen.
Dès 1946, Volkswagen (« la voiture du peuple »), en Allemagne, lance les fameuses coccinelles alors que Renault développe la 4 CV, l’Italie sort les voitures Fiat. Quelques années plus tard, les Anglais produiront la Mini dont on connaît le succès aujourd’hui. Notons tout de même que la vraie révolution des années 1950 vient de la Citroën DS, voiture à la fois populaire et moderne qui a fait les beaux jours de la marque. Les années de 1945 à 1975 virent donc l’explosion du marché automobile européen et américain.
Les entreprises avaient le choix : soit il développait des modèles bon marché en grandes séries, soit des modèles luxueux à l’attention d’une clientèle exigeante en petite séries. En outre, l’explosion du marché de masse a vu apparaître des phénomènes sociaux importants. Nous citerons, à titre d’exemple, le développement des banlieues et de la périurbanisation et aussi le succès de la grande distribution souvent installée en périphérie des grandes villes. A la fin des trente glorieuses, Volkswagen dû changer de cap et commercialisa dans les années 1975 la Golf. Directement propulsée aux premières places des ventes, la Coccinelle a trouvé son successeur pour la marque allemande.
Après le marché de masse, le marché de l’automobile connut de nouveaux bouleversements. En effet, face à une demande de plus en plus volatile et un désir de différentiation, la production en grande séries de type tayloriste semble montrer ses limites. Les consommateurs demandent à la fois la qualité mais aussi une automobile unique. C’est la raison pour laquelle se sont développées les automobiles personnalisées. L’idée est simple : prendre une automobile produite en grande quantité et la différencier en apportant une couleur spécifique ou la possibilité d’avoir une option particulière.
Dans les années 1970, un système aujourd’hui connu un succès et est apparu comme une mini révolution dans le monde de l’automobile. En effet, l’ABS (Anti - Blocking – System) a été crée par l’entreprise Bosh. L’automobile en constante évolution depuis l’après guerre fait l’objet depuis quelques années de certaines critiques, parfois acerbes. Ces détracteurs lui reprochent notamment ses impacts négatifs sur l’environnement et pointent du doigt les problèmes relatifs à la sécurité routière. Fort de ce constat, la plupart des entreprises productrices d’automobiles ont été obligées de se plier à la réglementation de plus en plus stricte en la matière (notamment en France) en mettant en place des automobiles dites « propres » à l’instar de Toyota avec la Prius.
Aujourd’hui, on dénote plusieurs dizaines de marques d’automobiles : Peugeot, Renault, Ford étaient des précurseurs, aujourd’hui les autres marques tiennent le marché de l’automobile.
Mercedes, l’automobile « aux flèches d’argent » a été concurrencée sur les modèles dits haut de gamme par l’infernal Audi, la marque « aux quatre anneaux ». Aujourd’hui la tendance actuelle montre que les marchés de l’Europe de l’Est et le marché asiatique connaissent une envolée exceptionnelle. Poussés par des consommateurs désireux de modèles de qualité à bas prix, les constructeurs ont développé un certain nombre de modèles répondant à ces caractéristiques.
Ainsi, Renault a produit une automobile fabriquée dans leur filiale en Europe de l’est, nommée la Dacia Logan. Le but était de réduire au maximum le prix de vente afin que ce dernier arrive à 5000€. Pari réussi pour le groupe français puisque l’automobile est rapidement entrée sur le marché mondial.
En Asie, le groupe Kia connaît une croissante importante grâce à ces automobiles à bas prix. Face à une main d’œuvre à bas prix, PSA et Renault sont aujourd’hui à la traine en connaissant des ventes en chute de 10% par rapport à leurs prévisions.
Face à cette situation, les entreprises hexagonales vont devoir trouver des solutions pour assainir leur situation financière d’une part, et pour retrouver leur positionnement dans l’esprit du consommateur. Elles doivent également faire face aux contraintes législatives importantes, notamment la répression de l’Etat en matière de sécurité et les pressions environnementales constantes.