Comment se déroulent les formations aux chômeurs ?
Les formations dispensées aux chômeurs sont généralement financées par l’Etat lorsque la personne sans emploi a accès aux allocations de chômage. Dans le cas contraire, la personne au chômage doit elle-même prendre en charge les dépenses relatives à sa formation.
Chaque formation a sa spécificité. En effet, le contenu, les objectifs et les durées ne sont pas le mêmes pour toutes les formations. Cela peut être une simple formation de base dans le cadre d’une formation d’alphabétisation par exemple, ou des formations spécialisées dans un domaine en particulier comme la formation de conducteur de camion. La formation est suivie d’un stage qui dure trois ou quatre mois selon le cas. Lorsque ce dernier est agréé par l’Etat, le chômeur a droit à une rémunération. Les stages constituent une condition obligatoire à l’octroi d’une certification ou d’un diplôme et sont souvent des stages de pré-emploi, alors si le stagiaire est qualifié et correspond au profil recherché, il est directement retenu par la société. Dans le cas contraire, le chômeur bénéficiant d’une formation devra chercher un travail dans une autre compagnie.
Les allocations perçues durant la durée d’une formation aux chômeurs
Une formation prescrite par l’ANPE qui prend une tournure de réorientation ou de bilan de compétences, offre un avantage non négligeable. En effet, le chômeur en formation perçoit une allocation d’aide au retour à l’emploi, appelé ARE. Cependant, cela n’est possible que dans la limite des droits d’indemnisation.
Dans le cadre d’une homologation de l’ANPE et d’un besoin réel du marché du travail, le chômeur en formation a accès à une aide supplémentaire. Cette dernière permet de se décharger des frais de repas, de transport et d’hébergement. Elle peut atteindre 665 euros par mois, et dans certains cas, va jusqu’à 2.000 euros durant toute la formation.
Comment procéder lorsque l’allocation d’aide au retour à l’emploi est épuisée ?
L’existence de l’allocation de fin de formation, communément appelé AFF permet de tenir le coup lorsque la formation n’est pas encore terminée. Le montant est semblable à l’ARE, mais une condition est nécessaire pour y avoir accès. En effet, le chômeur n’y a droit que lorsqu’il a perçu l’ARE pendant une durée de sept mois. Les droits d’indemnisation accordés ne doivent pas aller au-delà de trois ans.
L’ANPE a le dernier mot quant à l’accord ou non de l’AFF au chômeur en formation. Son accord est généralement positif lorsque la formation donne sur un emploi recherché par le monde du travail. Et il arrive que si un chômeur n’a aucune indemnisation, une autre issue existe : celle de toucher l’allocation de solidarité.
La formation aux chômeurs, qu’en est-il réellement ?
Percevoir des indemnisations lors de la formation est une opportunité à saisir. Cependant, la formation aux chômeurs traverse actuellement une crise majeure. En effet, seuls l’Assedic et le Conseil Régional financent les formations car l’Etat ne le fait plus. La seule issue pour les chômeurs reste donc ces deux entités. Malheureusement, seuls les allocataires sont pris en charge par l’Assedic d’où le nombre très faible de chômeurs indemnisés. Aussi, ces derniers n’ont plus qu’une seule solution, le financement du Conseil Régional. Les chômeurs n’ont généralement pas le choix dans la formation. L’Assedic et le Conseil Régional privilégient les domaines où le manque de personnel se fait sentir. La formation est donc tournée vers les besoins du marché et de l’entreprise et non vers le besoin de qualification de l’individu.
La formation aux chômeurs est encore réservée à une minorité. Le manque de financement, le nombre élevé des sans emploi, la sélectivité des domaines d’emploi et l’absence d’indemnisation durant de nombreux mois sont autant de problèmes. Très souvent, la formation n’est pas toujours une garantie d’accès au travail. C’est l’une des étapes pour y parvenir.
