Pour bien comprendre les accidents cardio-vasculaires, un petit rappel mérite d’être mentionné. Le cœur peut être atteint en lui même dans ses structures, c’est-à-dire au niveau du muscle cardiaque, ou au niveau des vaisseaux qui le nourrissent, tandis que les vaisseaux peuvent avoir une altération dans l’épaisseur de leur enveloppe. Un problème cardiaque va influer sur la circulation sanguine et avoir un impact sur les organes les plus sensibles, à savoir les reins, le cerveau, etc. Voilà pourquoi quand on parle d’accident cardio-vasculaire, il ne faut pas se limiter à l’organe cœur.
Quand est-ce qu’on parle d’accident cardio-vasculaire ?
Le plus connu est l’infarctus du myocarde. Cet accident touche en même temps le cœur et les vaisseaux qui l’alimentent. Il s’agit d’une obstruction de petites artères qui irriguent le cœur : l’artère est complètement bouchée sur une partie de son trajet, soit par une artériosclérose, soit par un caillot, une partie du cœur n’est donc plus irriguée et cela l’empêche, par conséquent, d’assurer ses fonctions. Une variante de cet incident est l’angine de poitrine, avec une obstruction partielle d’une branche d’une artère cardiaque, sinon une diminution de calibre du vaisseau. La manifestation est semblable à celle de l’infarctus, mais à un degré moindre. Dans ce même processus d’obstruction vasculaire, on peut observer un infarcissement (qui est une sorte d’hémorragie au niveau du tissu) des autres organes. Un autre problème est l’insuffisance cardiaque qui est caractérisée par l’incapacité du cœur à assurer pleinement ses fonctions, du fait d’un dysfonctionnement ou d’une fatigue du cœur. Cette insuffisance cardiaque, dans la majorité des cas se manifeste par une dyspnée à l’effort, et parfois même spontanément au repos dans les cas avancés. La veine peut être aussi le siège de phlébite dont la plus grave conséquence est l’embolie. Le plus redoutable des accidents cardio-vasculaires est l’accident vasculaire cérébral (AVC) qui peut être ischémique quand la cause est une obstruction d’artère, ou hémorragique lorsqu’il s’agit d’une rupture de vaisseau cérébral. Les AVC se manifestent, le plus souvent, par un déficit moteur et quelquefois intellectuel.
Il existe des facteurs favorisant la survenue d’un accident cardio-vasculaire
Les causes sont nombreuses et il existe des facteurs favorisants qui méritent d’être connus. Le premier responsable est l’hypertension artérielle (HTA). Sa conséquence est l’accident vasculaire cérébral. Les vaisseaux cérébraux et cardiaques sont les plus fragiles et les plus vulnérables. Il y aurait un facteur héréditaire qui prédisposerait à l’HTA une personne ayant un parent (ascendant) hypertendu. Un autre facteur héréditaire est le diabète qui expose à un problème vasculaire et à l’HTA ultérieurement. L’hygiène et le mode de vie y sont pour beaucoup. D’abord un regard sur la sédentarité. Ce n’est pas pour rien que les médecins conseillent toujours à leurs patients de faire régulièrement un exercice physique. Et si on mène une vie sédentaire en prenant la mauvaise habitude de manger trop riche c’est-à-dire en viande, en graisse, bien arrosée d’alcool et le tabac pour le bouquet final, eh bien on est sûr d’augmenter à 75% ses chances de faire un accident cardio-vasculaire dans les dix à vingt années à venir. L’obésité est un facteur de risque par la constitution d’une artériosclérose.
Quels peuvent être les préventions ?
Il ne s’agit pas d’être un sportif professionnel pour avoir une excellente santé du cœur. Non ! La marche est simplement le meilleur moyen pour permettre au cœur de garder la forme et améliorer le retour veineux, assurant ainsi une bonne circulation, remède des phlébites. 15 à 30 minutes de marche quotidienne nous fera éviter un accident fatal, et si la chance nous est donnée de le faire quotidiennement, alors préférons la marche à la voiture par exemple ! Une vie active associée à un bon régime "bio" est déjà un excellent traitement préventif des accidents cardio-vasculaires. Prendre la bonne habitude de boire au moins 1,5 litre d’eau par jour pour éliminer les toxines. En cas d’obésité, le but est de corriger une alimentation déséquilibrée, pour éliminer les graisses et les mauvais lipides. Ce régime doit être suivi selon les prescriptions d’un médecin et non instauré à tort et à travers. Et il ne faut pas oublier que l’alcool entraîne une mauvaise utilisation des lipides, faisant retenir les mauvais à la place des bons. Pour conclure, si on est déjà prédisposé à faire un accident cardio-vasculaire, il faut éviter le surpoids, le tabac et l’alcool avoir un mode de vie plus actif, contrôler et maîtriser une éventuelle HTA, des varices des membres inférieurs, un diabète et toute autre pathologie cardio-vasculaire. Et pour ceux qui ne présente encore aucun facteur de risque, éviter la sédentarité, faire régulièrement de l’exercice physique et manger équilibré.
