Ainsi, cet instrument est plus facile à maîtriser contrairement au violoncelle et à la contrebasse qui sont dépourvus de frettes. Toutefois, pour satisfaire les amateurs de violoncelle et de contrebasse, il y a les modèles fretless dépourvus de frettes apparus dans les années 60. Dans tous les cas, le mode d’assemblage manche-corps ainsi que le choix du bois sont déterminants quant à la qualité de l’instrument.
La basse classique comporte 4 cordes mais les versions à tessiture étendue ou ERB (Extended-Range Basses) sont pourvues de 5 ou 6 cordes et même plus. L’avantage de ces modèles c’est qu’on peut composer des notes supplémentaires mais la difficulté de l’apprentissage est proportionelle au nombre de cordes. Les modèles fretless offrent une sonorité plus douce, plus veloutée, car les cordes sont directement en contact de la manche en bois. De plus, l’absence des frettes permet de faire facilement un glissé (slide) et d’obtenir un son beaucoup plus continu.
Cependant, le passage au modèle fretless est un peu ardu pour ceux qui ont l’habitude de jouer de la guitare. La difficulté réside dans le fait qu’il n’y a plus de repères pour indiquer l’emplacement exact des doigts. Jaco Pastorius reste la référence en matière de fretless. Pour les amateurs de contrebasse, les modèles semi-acoustiques produisent un son voisin de celui de cet instrument sans l’inconvénient de jouer sans frettes. Dans tous les cas l’accord mi, la, ré, sol reste pour les modèles à 4 cordes qu’ils soient munis de frettes ou non. Enfin, certains musiciens préfèrent les modèles « défrettés », modèles classiques auxquels on a enlevé les frettes.
Jouer avec les doigts est la façon habituelle de jouer de la basse. Le pouce s’appuyant sur le micro, on joue avec 2 ou 3 doigts en alternance. Pour les rythmes nécessitant une certaine vivacité comme le rock ou le métal, l’utilisation d’un médiator facilite grandement le jeu. Le médiator est un petit triangle le plus souvent en plastique qui remplace les doigts.
Quant à la technique proprement dite, il y a plusieurs façons de jouer. Tout d’abord, le step qui consiste à donner du rythme au jeu en frappant les cordes des deux mains de façon alternative. Ce qui donne plutôt un effet percussion. La variante du step est le slap qui consiste à frapper les cordes graves de l’instrument avec le pouce. Le tapping, comme son nom l’indique, est cette façon de jouer en tapant directement la corde dans la case avec le bout des doigts. Il y a aussi le hammer-on : jouer une corde de la façon habituelle en plaçant un doigt dans une case puis placer ensuite un autre doigt de la main gauche dans une autre case. L’inverse est le pull-off qui consiste à enlever un doigt après avoir joué la note. Par exemple, placer 2 doigts de la main gauche dans les cases 4 et 6, puis jouer la corde et enlever le doigt de la case 6. Le trill est un hammer-on suivi d’un pull-off.
Pour les plus avancés, il y a les harmoniques : poser sans appuyer un doigt de la main gauche sur la corde et jouer avec la main droite. Les harmoniques artificielles se jouent sur les cordes aigues de l’instrument : jouer la note puis poser délicatement le pouce sur la corde. C’est une technique difficile à maîtriser car on risque d’étouffer la corde. Jouer des solos sur une basse est possible.
Des effets comme la réverbération agrémentent la prestation. D’autant plus qu’un équaliseur peut être associé à l’instrument pour obtenir une meilleure sonorité. Certains musiciens utilisent des octavers pour « doubler » le son d’une corde (la même note à une octave supérieure ou inférieure). Parmi les bassistes français de renommée internationale, citons entre autres Roberto Briot, bassiste de Michel Sardou et de Johnny Halliday ou encore Dominique Bertram, bassiste de plusieurs stars françaises.