Durant toute son existence, cet instrument de musique est passé par plusieurs évolutions et améliorations dans le but de la rendre meilleure et plus agréable à entendre. Il existe une différence majeure entre la trompette utilisée durant l’Antiquité et celle dont nous avons le plaisir de jouer et d’entendre actuellement. Elle a été améliorée au fil des années pour couvrir plus d’octaves, mais pour en arriver là, les chercheurs ont dû travailler dur et sans relâche pour parfaire cet instrument inventé par les hommes de l’âge de pierre.
Avant de découvrir l’histoire de la trompette, citons d’abord ses caractéristiques générales. Celle dite « naturelle » est composée de l’embouchure, du tube ou perce et du pavillon. Le tube de l’instrument est de forme cylindrique et c’est grâce à cette forme que le son produit par l’instrument, qui dépend de la longueur du tube, est brillant. Par contre, celle dite « à pistons », qui est le plus utilisé actuellement, comporte en plus un mécanisme qui permet au trompettiste d’ouvrir les valves du tube et de jouer du même coup des notes beaucoup plus graves. Mais il a fallu de longues années et de longues recherches pour que nous puissions en bénéficier. Pour jouer de cet instrument, le doigté est exactement le même que ceux des instruments à pistons avec en général un registre s’étalant sur deux octaves et demi.
Ces octaves vont du Fa dièse grave au Contre-Ut, mais certains instruments peuvent atteindre des notes beaucoup plus hautes telles que le Bi contre-ut. Il est à noter que c’est la vibration des lèvres du trompettiste sur l’embouchure qui produit le son. Pour en savoir plus sur la trompette, cet instrument de musique à vent, il est préférable de la découvrir grâce à son histoire. Cet instrument de musique a déjà été joué depuis des siècles. En exemple, et il est assez difficile de le croire, certes, mais jouer de cet instrument, appelé « Salpinx » en grec était autrefois une discipline olympique. Trois épreuves étaient organisées : pour les remporter, il fallait produire le son le plus fort, le son portant le plus loin et le son le plus aigu. Si vous restez sceptique, sachez que des archéologues ont trouvé des modèles vieux de trois mille ans dans le tombeau de Toutânkhamon. Durant cette période, seule la forme dite « naturelle » existait encore.
Son utilisation dans les chants et dans les orchestres symphoniques devint vite problématique car il ne pouvait couvrir qu’une infime partie du registre vocal selon la longueur de son tube. Pour pallier à ce manque, plusieurs techniques furent proposées dont la technique du bouchage fut la première. En effet, le corniste A.-J. Hampel trouva que le fait d’introduire la main dans le pavillon de l’instrument permettait de baisser la note d’un ton ou même d’un demi-ton. Mais cette technique présentait quelques défauts de confort et d’inégalité sonore. La seconde solution proposée fut d’équiper le tube de la trompette de clefs. C’est une version améliorée de la technique du bouchage et A. Wendinger fut le plus grand adepte de cette technique. Mais le problème ne fut que très partiellement réglé alors, on a dû trouver une troisième solution qui venait d’Angleterre : ce fut la coulisse.
Ce système est le même que pour la trombone, il permettait d’allonger le tube pour pouvoir jouer certaines notes et on pouvait le remettre à sa position initiale. Mais avec ce système, il était encore impossible de faire un solo avec l’instrument et ce n’est qu’au XIXè siècle, que la meilleure des solutions fut trouvée avec le piston. Apprendre à jouer avec est de nos jours faciliter par l’existence d’une variété dite « de poche ». Cette version cadette de l’instrument a été spécialement conçue pour les enfants et pour les débutants, avec un poids plus équilibré et de petite taille, mais cela n’a pas empêché les professionnels de l’utiliser également. Donc, finalement, jouer de ce genre d’instrument est à la portée de tous sans distinction de sexe ni d’âge.