Les ancêtres du piano moderne remontent au XVème siècle et connus sous le nom de clavicorde. Au Moyen-Age, c’est un instrument appelé Tympanon. L’évolution de ces deux instruments, la clavicorde et le tympanon aboutit à la naissance de cet instrument qui est alors qualifié de fort au XVIIIème siècle. C’est l’Italien Bartolomeo Cristofori qui en a conçu le premier modèle.
De nombreuses méliorations ont été apportées à cet instrument durant bien de longues années avant la production de celui moderne, à la fin du XIX ème siècle. Les modèles les plus courants sont celui à queue et celui droit. Leur différence réside surtout au niveau de leur taille, le premier étant plus large que le deuxième. Le premier moderne était celui à queue. Il est le plus souvent utilisé lors de grands concerts classiques alors que celui droit quant à lui, est destiné à une pratique domestique. Le synthétiseur n’en est pas un. Comme son nom l’indique, c’est un synthétiseur de sons de différents instruments dont la conception a été inspirée de la forme de cet instrument de musique à clavier et à cordes frappées. Ceux, modernes, sont généralement composés de différentes parties telles que le clavier, la table d’harmonie, le pédalier, les cordes et le mécanisme raccordant toutes ces parties.
Le clavier est fait de bois léger et comporte cinquante-deux (52) touches blanches alternées de trente-six (36) autres touches noires, correspondantes respectivement aux notes de la gamme diatonique et chromatique, soit sept (7) octaves environ. Mais certains modèles très rares comportent plus de huit (8) octaves dont les touches complémentaires sont différenciées des 88 touches principales, parfois par une couleur inversée, c’est-à-dire que les touches de la gamme diatonique sont peintes en noires et celles de la gamme chromatique, en blanches.
La table d’harmonie renferme presque tout l’essentiel du mécanisme de l’instrument. Elle est également faite d’un bois fin mais particulièrement résistant. Quand la corde du piano est frappée par le marteau, la vibration produite est transmise, en passant par des chevalets, à la table d’harmonie qui, elle aussi, se met à vibrer. Cependant, il est préférable que les chevalets soient placés au centre de la table d’harmonie plutôt que près des bords, pour mieux faire passer la vibration.
Sur certains modèles, on a également une caisse enveloppant tout le contour de l’instrument. Elle est appelée la ceinture. Les cordes sont en acier, de diamètres différents chacune, les plus épaisses pour les notes graves et, inversement les plus fines pour les notes aiguës. Généralement, les cordes épaisses sont gainées de cuivre. Chaque corde est fixée par un bout à une pointe d’accroche, et par l’autre bout, à une chenille lui servant d’accordeur. Ces cordes sont souvent montées en croix sur les modèles modernes.
Auparavant, elles étaient parfois montées en parallèle, nécessitant ainsi l’utilisation de poutres en métal comme support. Le lyre ou pédalier comporte en général deux (2) pédales, parfois trois (3), et rarement quatre (4). L’une des pédales est montée au niveau des pieds, à droite, et sert à améliorer la résonance et la durée d’un son. Une autre à gauche qui, grâce au mécanisme se raccordant à celle-ci, lui permet de diminuer variablement le volume de la note jouée, puis deux autres au milieu dont les fonctionnalités sont différentes, mais varient d’un instrument à un autre. Ces pédales peuvent aussi ne pas être présentes sur certains modèles.
En outre, l’accordage du piano est très complexe vu tout le mécanisme qui est monté dedans. Rares sont les pianistes qui savent faire l’accordage de leur propre matériel. En effet, pouvoir l’accorder nécessite des formations spécialisées. De plus, les techniciens chargés de l’accordage utilisent des appareils et/ou des logiciels dont ils sont les seuls à savoir le maniement. L’accordage requiert beaucoup de temps variant d’une trentaine de minutes à trois heures. De ce fait, il demande aussi de la patience mais surtout de l’attention. On incite les amateurs à surtout s’abstenir de le faire. Autre que l’accordage, certains réglages au niveau des mécanismes sont très souvent pratiqués pour toujours garder une meilleure qualité du piano.